PATRICK TORT

Principaux titres, travaux
et distinctions scientifiques






Document réalisé à partir des Archives de l'Institut Charles Darwin International














Sommaire



PRÉSENTATION GÉNÉRALE
CHRONOLOGIE ABRÉGÉE DES PRINCIPALES RÉALISATIONS

     1. Cursus universitaire
     2. Activités pédagogiques et de recherche
     3. Livres, congrès, prix scientifiques
     4. Travaux de l'Institut Charles Darwin International
     5. Liste récapitulative des ouvrages publiés
         * Livres originaux
         * Livres en préparation
         * Direction et rédaction d'ouvrages collectifs
         * Éditions savantes
         * Chapitres d'ouvrages collectifs
         * Préfaces
         * Articles de revues

Dictionnaire du darwinisme et de l'évolution
         * Articles de Patrick Tort
         * Articles de Patrick Tort écrits en collaboration
         * Traductions de Patrick Tort
         * Additions de Patrick Tort aux articles
         * Articles de Patrick Tort non signés
         * Grandes chrono-bibliographies
         * Révisions spéciales

Autres dictionnaires (articles de Patrick Tort)
         * Dictionnaire des philosophes
         * Encyclopédie philosophique universelle
         * Dictionnaire du XIXe siècle
         * Dictionnaire d'hisoire et de philosophie des sciences
         * Encyclopaedia Universalis

• ACHAT D'OUVRAGES À PRIX RÉDUIT •











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Patrick Tort

Principaux titres, travaux et distinctions scientifiques


L'ensemble des travaux publiés et des recherches de Patrick Tort dans le domaine de l'histoire et de la théorie des sciences biologiques et humaines depuis 1978 peut être divisé en deux catégories :


1. Les travaux qui relèvent d'une recherche personnelle et qui poursuivent un objectif théorique et méthodologique dont il assume entièrement et seul la conduite et la réalisation. Ils s'inscrivent dans le projet central de l'Analyse des complexes discursifs, qui a engagé une tâche de refondation méthodologique de l'« histoire des systèmes de pensée ». Chacun des livres ou articles publiés sous sa seule signature depuis la fin des années 70 illustre un aspect de cette entreprise théorique. Parmi les ouvrages qui relèvent de ce projet figurent en particulier ceux qui ont déjà  pris place dans la série intitulée précisément « Les Complexes discursifs », comprenant jusqu'ici La Pensée hiérarchique et l'évolution (Aubier, 1983) et La Raison classificatoire (Aubier, 1989). Les nouvelles orientations de la recherche darwinienne, dont il est essentiellement question à son propos, sont nées au sein de ce creuset théorique.



2. Les travaux qui mettent en œuvre une collaboration pluridisciplinaire autour de questions importantes de la réflexion scientifique et épistémologique contemporaine. C'est le cas des livres résultant des séminaires et congrès internationaux organisés depuis 1985, du Dictionnaire du darwinisme et de l'évolution publié aux Presses universitaires de France, et de la création en 1997-1998 de l'Institut Charles Darwin International. Ils ont comme thèmes et enjeux principaux depuis plus de quinze ans la biologie de l'évolution, ses répercussions historiques et contemporaines dans les champs disciplinaires des sciences biologiques et humaines, et l'œuvre de Darwin, dont Patrick Tort a entrepris avec son Institut la traduction intégrale et l'édition savante en français (35 volumes programmés, dont le premier, La Filiation de l'Homme, a vu le jour avant l'an 2000, et le second, La Formation de la terre végétale par l'action des vers, en 2001). La nouvelle installation de l'Institut dans un lieu doté d'une structure d'accueil permanente (voir plus loin) a permis dès 2004 de programmer l'extension de ces  activités.




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Chronologie abrégée des principales réalisations

(Cursus universitaire, activités pédagogiques et de recherche, livres, congrès, prix scientifiques et création de
l'Institut Charles Darwin International)



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1. Cursus universitaire

TORT Patrick Henri
Né le 5 février 1952 à Privas (Ardèche, 07)




« PATRICK TORT, Agrégé de l'Université, Docteur d'État ès Lettres, Philosophe, Linguiste, Épistémologue, Historien des sciences biologiques et humaines, est l'auteur d'une quarantaine de livres. Il est le créateur de l'Analyse des complexes discursifs, nouvelle méthodologie pour l'histoire des systèmes de pensée. Lauréat de l'Académie des Sciences pour son Dictionnaire du darwinisme et de l'évolution, Prix Philip Morris 2000 d'Histoire des Sciences pour l'ensemble de son œuvre, Chevalier des Arts et des Lettres, il a créé et dirige l'INSTITUT CHARLES DARWIN INTERNATIONAL (ICDI). Il a entamé, avec la collaboration de Michel Prum et d'une équipe universitaire, la traduction française et l'édition savante en 35 volumes de l'intégrale des Œuvres de Darwin. Ce travail devrait s'étendre tout au long du premier quart du XXIe siècle. L'Exposition Darwin, diffusée par l'ASTS (Association Science, Technologie, Société), ainsi que le film Darwin et la science de l'évolution, coproduit par TransEuropeFilms et Arte, ont été également réalisés à  partir de ses différents ouvrages. »


[Extrait des documents de présentation de l'Institut Charles Darwin International]




1974 : Agrégation de Lettres modernes.

1975 : Doctorat en Littérature française, avec la mention la plus élevée à  l'unanimité.

1980 : Doctorat d'État ès Lettres (Philosophie, Linguistique), avec la mention la plus élevée à  l'unanimité. Composition du Jury : Yvon Bélaval (Président), François Châtelet, Jean-Claude Chevalier, Michèle Duchet, Henri Meschonnic (Directeur). Intitulé de la thèse : « Théories de l'écriture et du langage : la question de l'origine. XVIIe-XIXe siècle ». Vol. I : Édition savante de l'Essai sur les hiéroglyphes des Égyptiens, de W. Warburton, précédée de « Transfigurations : archéologie du symbolique ». Vol. II : La Constellation de Thot : hiéroglyphe et histoire. Vol. III : Évolutionnisme et linguistique. Thèse publiée (3 volumes).






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2. Activités pédagogiques et de recherche


1974-1975 : Professeur agrégé au lycée de Bondy (Seine-Saint-Denis).

1975-1977 : Professeur à l'École normale supérieure d'Abidjan (Côte-d'Ivoire).

1978-1979 : Professeur chargé de cours d'agrégation dans les Écoles normales supérieures de Cachan (ENSET) et de Saint-Cloud.

1980-1982 : Directeur pédagogique du Département de Philosophie de l'École normale supérieure d'Abidjan (Côte-d'Ivoire).

1982-1984 : Responsable de séminaire au Collège international de Philosophie

1982-1998 : Professeur en disponibilité pour recherches. Direction d'ouvrages collectifs aux Presses universitaires de France.

1998-2000 : Professeur détaché au CNRS. Directeur-fondateur de l'Institut Charles Darwin International à  partir de 1998.

2002-2007 : Professeur détaché au Muséum national d'Histoire naturelle.


- Environ deux cents conférences et séminaires lors d'invitations en France et à l'étranger, notamment dans le cadre de la direction du Dictionnaire du darwinisme et de l'évolution, de l'Institut Charles Darwin International et du Muséum.

- Création de l'Analyse des complexes discursifs. Direction du Dictionnaire du darwinisme et de l'évolution (PUF, 1996, 3 vol., 5000 p., 2500 articles de Patrick Tort), distingué par le Prix Henri de Parville de l'Académie des Sciences, et publication d'une trentaine de livres d'histoire des sciences, dont 21 concernent, en totalité ou en partie, le darwinisme. Organisation de deux congrès internationaux (1800 pages imprimées). Trad. en Grande-Bretagne, en Espagne, en Italie, aux USA, au Japon, au Brésil et en Chine.

- Création et direction de l'Institut Charles Darwin International (www.darwinisme.org), pour l'histoire et l'épistémologie des théories de l'évolution dans les sciences biologiques et humaines, et la diffusion des connaissances. Réalisations : premiers titres des Œuvres de Darwin en français en 35 volumes, Exposition Darwin, Congrès international « Pour Darwin », plusieurs ouvrages internationaux.






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3. Livres, congrès, prix scientifiques





          


1978 a : Publication de l'édition savante de l'Essai sur les hiéroglyphes des Égyptiens de William Warburton, Paris, Aubier, 416 p. + ill., précédée de Patrick Tort, « Transfigurations : archéologie du symbolique », et suivie de 107 pages de notes sur le texte et des Remarques sur la première écriture des Chinois, par Léonard des Malpeines. Le texte de Patrick Tort est une introduction à l'histoire de l'égyptologie pré-champollionienne, analysant les rapports entre compétence sémiotique, fonction herméneutique, connaissance des sciences, maîtrise des systèmes symboliques et pouvoir politique dans l'Égypte ancienne telle qu'elle est représentée au XVIIIe siècle. Correctement étudié dans son énorme complexité, l'« objet » Égypte, comme son corrélat, l'« objet » Chine, est, dans ce contexte, un remarquable analyseur de la crise de l'histoire chrétienne des peuples et des civilisations dans l'Europe des Lumières. L'outil mis au point pour élucider sa problématique, l'Analyse des complexes discursifs (ACD), appliqué depuis à  bien d'autres objets, est celui dont l'auteur propose aujourd'hui de conduire à son terme la présentation méthodologique.
[L'édition savante de Warburton constitue le premier volume publié de la thèse de Doctorat d'État de Patrick Tort.]




Illustration rapide des buts, objets et principes de l'ACD.


          Après l'échec partiellement reconnu du projet méthodologique dans l'« histoire des systèmes de pensée » (entre la dépréciation finale de l'ambition méthodologique elle-même par Roland Barthes et l'insuccès commenté de Michel Foucault), l'ACD relève le gant sur la question de la méthode. Extérieurement, on peut la définir, ainsi que Patrick Tort le fait parfois en utilisant des mots qu'il sait approximatifs mais qui réfèrent à des domaines d'activité connus, comme une nouvelle méthodologie pour l'histoire des systèmes de pensée. Ce qui la distingue de l'« histoire des idées » traditionnelle tient d'abord à la définition de son objet : l'objet de l'ACD, ce n'est ni les « idées », ni les « systèmes de pensée », ni les « mentalités », ni le « discours ». L'objet de l'ACD est constitué d'abord par la dynamique des interactions entre un dispositif de forces historiques concrètes et un réseau d'événements discursifs indissociablement reflets et acteurs au sein de situations de « débat » dont la compréhension requiert l'identification de leur enjeu. Ce concept d'enjeu est extrêmement important, car il détermine et contrôle à la fois l'efficacité de la méthode : si l'enjeu d'un thème de discours (par exemple celui des écritures égyptiennes anciennes dans la première moitié du XVIIIe siècle européen) a été bien identifié, la situation trouve son explication cohérente, se laisse analyser dans ses composantes tensionnelles et contradictoires, et permet de comprendre la manière dont s'ordonnent autour de lui les stratégies discursives qui sont intéressées à s'en emparer pour le faire servir à modifier dans le sens qui leur convient l'interprétation ou la réinterprétation du thème.


          Exemple : au XVIIIe siècle, les ecclésiastiques attachés à l'étude des inscriptions et de l'histoire des anciens peuples se rallient en majorité à  l'idée de l'abbé académicien Joseph de Guignes, selon lequel la Chine aurait été une colonie égyptienne. La prolifération d'écrits contradictoires sur l'Égypte et la Chine marque cette période d'une façon singulière. Pourquoi ? Parce que face à la montée du courant philosophique qui plonge ses racines, avec Pierre Bayle, dans la fin du XVIIe siècle, et qui est en partie un courant de contestation des pouvoirs de l'Église, de l'emprise universelle de la religion, et de l'idée même d'une croyance révélée et dogmatique – cette critique ayant déjà produit, chez Bayle précisément, l'idée suivant laquelle une nation d'athées (la nation chinoise) pouvait survivre et atteindre un fort niveau de culture en se passant des dogmes et de l'autorité civilisatrice d'une Église –, les historiens chrétiens de la civilisation cherchaient à retisser la cohérence du vieux dogme diffusionniste et biblique de l'origine unique du peuplement de la Terre en utilisant le terrain même sur lequel ils étaient attaqués – la Chine –, et en se glissant dans l'étroite brèche laissée par le dogme au niveau du récit de l'épisode de Babel. À Babel en effet, les langues furent diversifiées, et les différents peuples se dispersèrent. Mais le récit ne dit rien d'une diversification comparable pour les écritures. Il n'était donc pas interdit aux historiens chrétiens des inscriptions de s'attacher par l'analyse des différents systèmes d'écriture à démontrer que les Chinois, détenteurs également de « hiéroglyphes », provenaient des Égyptiens, se reliaient ainsi aux cultures du bassin de la Méditerranée, et s'étaient simplement différenciés à partir d'un tronc culturel originairement unique. Poursuivant la démonstration, on étendait à la religion elle-même cette interprétation fusionnelle de l'origine (le « figurisme » du Père de Prémare avait, quelque décennies auparavant, jeté les bases d'une telle réunification, suivi en cela par tous les missionnaires), et la Chine se trouvait réannexée historiquement, culturellement et philosophiquement à  la grande source indiquée par la Révélation. Les philosophes tendant à  expliquer au peuple que la religion n'était rien d'autre que de la politique, l'Église répliquait en faisant servir une véritable science des écritures à la démonstration très théologique de leur innocence originaire, et de leur obscurcissement superstitieux par la cupidité du peuple gagné par l'idolâtrie païenne, en atténuant autant que possible la responsabilité des manipulateurs de symboles – prêtres égyptiens ou lettrés chinois (laquelle, si elle avait été fortement reconnue, aurait risqué d'être contaminante pour le sacerdoce chrétien et pour le Christ lui-même en tant que grand utilisateur de figures). Telles sont les grandes lignes de ce dispositif, dont l'enjeu est la survie de la cohérence dogmatique du discours de l'Église sur l'histoire des civilisations et sur la religion elle-même, cohérence dont nul ne mettra en doute l'importance stratégique au cours d'une période où sa fracture est déjà plus qu'une menace. L'analyse fine des discours produits au XVIIIe siècle sur les systèmes d'écriture de l'humanité aboutit à la confirmation parfaite de ce schéma, et ce à un niveau très profond de complexité (voir Patrick Tort, La Constellation de Thot, Aubier, 1981).



          Pour en venir à  la définition de l'ACD, elle repose sur cette caractérisation de son « objet », donnée par Patrick Tort vers 1989, et reprise partiellement par Georges Guille-Escuret dans son article « Tort (Patrick) » du Dictionnaire des philosophes (PUF, 2e édition) :


          Un Complexe discursif est un dispositif dont l'unité n'est ni celle d'un « objet », ni celle d'un « discours », mais celle d'un enjeu autour duquel s'ordonnent des stratégies énonciatives qui s'affrontent suivant des règles identifiables en fonction d'un jeu de forces historiques précis, lequel, se modifiant, modifie du même coup leur comportement et leur effets, qui rétroagissent à différents niveaux de ce jeu pour en infléchir l'équilibre et le cours. L'ACD intègre une sémiotique des éléments au sein d'une pragmatique des forces. D'une manière tout à fait cohérente, elle se refuse à être simplement une discipline théorétique, mais se reconnaît par nécessité dans le concept d'une théorie-action. Et ce dans la mesure même où elle construit une science intégratrice de la complexité des relations entre les champs de savoir et de pouvoir, et une méthodologie qui n'exclut a priori aucune des grandes matrices ou grilles d'interprétation des phénomènes qu'elle étudie (biologie, sociologie, économie, linguistique, psychanalyse, épistémologie, anthropologie, histoire, etc.). Cette science étant fondamentalement explicative, elle est par conséquent appelée à produire des effets d'élucidation au sein de la société, et non pas seulement dans les limites instituées d'une spécialité historique.






1978 b : Publication de Physique de l'État (Examen du Corps politique de Hobbes), Paris, Vrin, 72 p., analysant les modèles scientifiques de la théorie de l'État chez Hobbes (cours d'agrégation à l'École normale supérieure de Cachan). Démonstration du fait que, chez Hobbes, le passage à la convention est un passage « naturel ». Cette idée aura de profondes répercussions sur les anthropologies naturalistes à venir, notamment sur celles qui intégreront la théorie de l'évolution biologique. Développement en 2004 dans Darwin et la philosophie, Paris, Kimé.







          


1979 :  Publication de Sciences humaines et philosophie en Afrique, Paris, Hatier, 400 p., cartes, ouvrage d'étude destiné à favoriser l'appropriation des concepts, des outils et de l'histoire des sciences humaines (anthropologie, sociologie, linguistique, psychologie, philosophie) par les étudiants et enseignants de l'Afrique francophone.







          


1980 a : Publication de L'Origine du Paradoxe sur le comédien (La Partition intérieure), aux éditions Vrin, 80 p. Découverte et analyse de l'origine historique et textuelle de ce célèbre texte de Diderot. Autre application de l'Analyse des complexes discursifs, cette fois à l'étude de l'antagonisme des modèles (peinture / musique) à l'intérieur du discours esthétique. [Ce volume est constitué par l'introduction historique et théorique de la Thèse de Doctorat de IIIe cycle en Littérature française de Patrick Tort, soutenue en 1975.]







          


1980 b : Publication de L'Ordre et les monstres (Le débat sur l'origine des déviations anatomiques au XVIIIe siècle), aux éditions Le Sycomore, réédition Syllepse, 1998, 250 p. Ce livre présente l'analyse des rapports entre science anatomique, théologie et métaphysique autour de la question de la génération des monstres, et étudie le processus d'affranchissement de la première, ainsi que les enjeux, plus vastes, de sa laïcisation. Première illustration par l'ACD de la problématique de la démarche « mécaniste » dans les sciences du vivant à travers l'étude exhaustive des mémoires de l'Académie des Sciences relatifs à la question de la monstruosité physique, et du débat entre « accidentalistes » et préformationnistes.







          


1980 c : Publication de la Vénus physique et de la Lettre sur le progrès des sciences de Maupertuis, précédée d'un essai intitulé « L'Ordre du corps » (Aubier, 176 p.). Mise au point sur les rapports historico-discursifs entre cartésianisme et empirico-sensualisme. Analyse d'une application de la physique newtonienne à la théorie de la génération, dont on retrouvera certains éléments au sein, par exemple, de la théorie darwinienne de la « pangenèse ».







          


1980 d : Publication de Évolutionnisme et linguistique, Vrin, 128 p. Cet ouvrage traite des rapports entre la biologie évolutive issue de Lamarck / Darwin et la linguistique évolutionniste d'August Schleicher. [Troisième volume publié de la thèse de Doctorat d'État de Patrick Tort.]







          


1981 : Publication de La Constellation de Thot (Hiéroglyphe et histoire), Aubier, 160 p. Ouvrage de synthèse sur l'égyptologie et la sinologie au XVIIIe siècle, développant la théorisation des enjeux de ces deux champs d'études anthropologiques et historiques (voir plus haut, l'édition de Warburton, 1978 a). [Deuxième volume publié de la thèse de Doctorat d'État de Patrick Tort.]







          

1982 : Publication, avec Denise Modigliani, de l'édition savante des Contes Roumains, des frères Schott (Maisonneuve et Larose, 330 p., carte), et préface de cet ouvrage, intitulée « La patience du désir : programme d'une autre analyse des contes », application de l'ACD à des objets du folklore, proposant le dépassement méthodologique de la morphologie proppienne.







          


1983 a : Publication de La Pensée hiérarchique et l'évolution, Aubier, 560 p. Ce livre, premier volume expressément consacré à l'illustration de l'ACD, est à l'origine de la relecture contemporaine des grands textes darwiniens, et en particulier des textes anthropologiques de Darwin, à la lumière du concept de l'effet réversif de l'évolution, processus décrit par lui en 1871 comme renversement progressif de l'hégémonie des comportements d'élimination au cours du progrès de la civilisation, par le biais de la sélection des instincts sociaux et de l'accroissement conjoint des capacités rationnelles et morales. L'importance de ce concept est aujourd'hui reconnue. Ses conséquences ont été de rendre illégitime toute annexion de la théorie darwinienne par les multiples figures passées et présentes des « sociologies biologiques » à orientations « social-darwinistes » ou eugénistes. Début de l'explication historico-critique de la confusion entretenue pendant plus d'un siècle entre Darwin et Spencer.







          


1983 b : Publication de La Querelle des analogues (Geoffroy Saint-Hilaire / Cuvier), Éditions d'Aujourd'hui, 304 p. Histoire et textes d'un célèbre débat, à l'aube du transformisme. Épuisé.







          


1985 : Publication de Misère de la sociobiologie (PUF), 192 p., ouvrage collectif et première réaction européenne pluridisciplinaire (sciences biologiques et sociales) aux thèses anthropologiques de certains représentants de la sociobiologie américaine. Premier ouvrage en France à entreprendre une critique scientifique de la sociobiologie vulgaire et de ses outrances, ce livre a joué un rôle important dans l'acclimatation d'une résistance proprement darwinienne aux divers dévoiements qu'a subis la théorie de Darwin réduite à une version strictement idéologique par différentes catégories d'interprètes abusifs, de Spencer à certains vulgarisateurs contemporains des thèses de l'ancien « darwinisme social ».







          


1987 : Publication de l'Autobiographie de Spencer (PUF, 560 p.), précédée d'un essai sur « Spencer et le système des sciences ». Histoire de la naissance de l'évolutionnisme philosophique et du « darwinisme social » dans l'Angleterre victorienne. Épuisé.







          


1988 : Publication aux PUF de Marx et le problème de l'idéologie, suivi d'un entretien avec Georges Guille-Escuret consacré aux rapports théoriques réels entre Darwin, Gobineau, Spencer, Malthus, Marx et Engels, 150 p. Épuisé.


          


2006 : Réédition augmentée chez L'Harmattan. Postface de Bernadette Menu.







          


1989 : Publication de La Raison classificatoire (Aubier, 576 p.). Ce livre, qui propose dans ses premières pages une matrice d'explication théorique du déterminisme « oscillatoire » des grands « courants » qui alternent au sein du déroulement de l'histoire des productions de pensée (historicisme, systémisme), met en place en même temps l'analyse de l'émergence de la rationalité transformiste à travers les systèmes classificatoires eux-mêmes.







1991 : Organisation à Paris (Collège de France, Sorbonne, Institut océanographique) du Congrès international « Darwinisme et Société » (3 journées), avec le concours des Ministères de la Recherche et de l'Environnement. L'un des objectifs du Congrès était de promouvoir, autour d'une problématique avivée par la médiatisation sans contrôle des thèses « sociobiologistes », la rencontre critique des sciences biologiques et des sciences sociales.


          Les trois journées du Congrès se sont ordonnées autour de trois thèmes :

            1. « Fondement et logique de l'anthropologie darwinienne : biologie, morale, société »
            2. « Le darwinisme social dans le monde »
            3. « Tendances évolutives des évolutionnismes contemporains ».







          


1992 a : Publication aux PUF de Darwinisme et société, Presses universitaires de France, 1992, 700 p., ouvrage issu du Congrès international de l'année précédente, sous la direction de Patrick Tort. Première synthèse mondiale sur la question des rapports qu'entretiennent le biologique et le social à la lumière de la révolution darwinienne, ce livre réunit biologistes de l'évolution, historiens des sciences et de la philosophie et spécialistes des sciences sociales dans une confrontation décisive. L'histoire mondiale du « darwinisme social », étudiée pays par pays, s'y trouve mise pour la première fois en opposition avec une anthropologie darwinienne qui en renferme depuis 1871 le profond désaveu.







          


1992 b : Publication aux éditions Syllepse de L'Homme, cet inconnu ? Alexis Carrel, Jean-Marie Le Pen et les chambres à gaz, avec Lucien Bonnafé. Ce livre explique qui était vraiment le docteur Carrel, médecin eugéniste et pro-nazi dont le Front National a cherché à faire le « fondateur de l'écologie ».







1996 a : Publication aux PUF du Dictionnaire du darwinisme et de l'évolution (3 volumes en coffret, 5000 pages, 140 collaborateurs, 9 ans de travail scientifique et éditorial), avec le concours du Centre national des Lettres. Obtention du Prix Henri de Parville de l'Académie des Sciences, « couronnant le meilleur ouvrage de science des deux dernières années ».

          Cette synthèse encyclopédique des connaissances contemporaines relatives à Darwin et aux divers transformismes qui l'ont précédé et suivi renferme toute l'information disponible sur les sciences de l'évolution : histoire, concepts, méthodes, théories, auteurs. Ouvrage conçu comme susceptible d'être utilisé dans le cadre des nouvelles technologies de l'information, le Dictionnaire joint à un contenu encyclopédique une commodité de consultation étudiée dans le plus fin détail (renvois, corrélats, marquage des termes définis, etc.) destinée à  en faire un auxiliaire indispensable aussi bien à la recherche qu'à la culture générale.




                                









1996 b : Publication de Spencer et l'évolutionnisme philosophique (PUF, « Que sais-je ? », 128 p.). Épuisé.







          


1996 c : Publication de L'Animal écran aux éditions du Centre Georges Pompidou, avec Patrick Lacoste et Jean-André Fieschi. La contribution de Patrick Tort (p. 33-52) s'intitule « Darwin scénariste » et ré-analyse la question de l'anthropomorphisme.







1997 : Organisation du Congrès international « Pour Darwin » à  Romainville (4 journées), sous le patronage et avec le soutien de la Commission européenne. Ce congrès a souhaité présenter la réaction de la communauté scientifique à la récente reviviscence des attaques créationnistes et néo-providentialistes contre la science moderne de l'évolution. Comme le précédent congrès, il a rappelé le besoin théorique d'un dialogue élargi entre sciences biologiques et sciences humaines et sociales.



Le Congrès avait pour objectif de solidariser la communauté des spécialistes européens de sciences biologiques et humaines autour des avancées théoriques auxquelles ils avaient participé jusqu'alors en ordre dispersé. Il existe, notamment dans les pays de l'Europe latine, des traditions de recherche extrêmement riches dans tous les domaines (biologie, psychologie, psychiatrie, neurosciences, sciences cognitives, linguistique) qui reconnaissent aujourd'hui leur lien avec le darwinisme. À l'heure actuelle, un chercheur européen travaillant sur ces questions établit plus aisément des rapports avec les États-Unis qu'avec les autres pays de l'Union européenne, cette situation objective ôtant ainsi sa chance à  la constitution d'une compétence européenne originale capable d'exister face aux productions d'outre-Atlantique, à l'esprit desquelles de très nombreux scientifiques d'Europe ne sauraient invariablement souscrire.


          Sur les questions de l'évolution, le Dictionnaire du darwinisme a été salué par Ernst Mayr lui-même dans Science comme une première mondiale illustrant l'avance et la capacité encyclopédique des Européens, tandis que l'on assistait aux États-Unis à une réapparition massive des régressions créationnistes.


          Le Congrès international « Pour Darwin » a été une étape de plus vers la Création de l'INSTITUT CHARLES DARWIN INTERNATIONAL. Il avait pour objet non seulement de prolonger les travaux déjà réalisés et de réagir aux figures résurgentes de l'irrationalisme anti-transformiste, mais aussi d'engager une coopération européenne productive – intégrant en outre des apports extra-européens – dans tous les domaines atteints par la pensée de l'évolution.



Programme résumé du Congrès :

     • Première journée (mardi 2 septembre) : L'anthropologie darwinienne (autour du concept d'effet réversif de l'évolution et de ses possibles applications dans les sciences humaines : anthropologie, sociologie, psychologie génétique, psychologie cognitive, psychanalyse, linguistique, éthique, philosophie).

     • Deuxième journée (mercredi 3 septembre) : Le concept de niveau d'intégration et ses conséquences épistémologiques : biochimie, biologie de l'évolution, neurosciences, psychologie. Analyse du concept de réductionnisme et critique des réductionnismes contemporains. Réflexion autour de l'œuvre de Faustino Cordón.

     • Troisième journée (jeudi 4 septembre) : Les critiques du darwinisme, passées et présentes. Examen et réfutation de quelques topiques récurrents.

     • Quatrième journée (vendredi 5 septembre) : Les preuves du darwinisme. Bilan de la biologie de l'évolution. Illustrations et perspectives contemporaines.



          Le Congrès a permis la rencontre, au sein d'un projet commun de défense des valeurs de la connaissance scientifique en matière d'évolution, de spécialistes issus de différents pays d'Europe qui n'ont eu jusqu'ici l'occasion de coopérer que dans le cadre de travaux ponctuels et étroitement thématiques. L'aspect  interdisciplinaire de cette rencontre a permis en outre de la situer déjà dans l'esprit d'un regroupement des compétences européennes en matière d'évolution au sein d'un organisme à vocation permanente, l'INSTITUT CHARLES DARWIN INTERNATIONAL, dont le projet était déjà en cours d'examen.


          L'Europe n'a élaboré jusqu'ici aucune réponse relativement unitaire aux « modes » régulièrement importées des États-Unis. Il est clair aujourd'hui pour de nombreux savants et chercheurs européens que l'on ne peut se contenter de suivre l'oscillation américaine entre créationnisme et sociobiologie, et que l'on doit par ailleurs, plus sérieusement, travailler à l'examen critique, voire au dépassement de la théorie synthétique de l'évolution. L'Europe a hérité de la sociobiologie américaine (aux implications de laquelle nous avons été en 1985-1986 les premiers à répondre) comme elle hérite aujourd'hui du néo-créationnisme « scientifique ». La communauté scientifique européenne ne saurait aujourd'hui ne tenir qu'un discours d'assentiment périphérique face à des réflexions ou des débats dont elle n'a ni l'initiative, ni même le contrôle au sein de ses propres institutions. Le Congrès a répondu à ces questions par la théorie (dans ses contenus) et par la pratique (dans la préparation des travaux futurs de l'ICDI).



          Le Congrès international « Pour Darwin » a donc été le troisième volet d'une démarche de constitution d'un vaste réseau européen de collaboration scientifique.


     • 1er volet : 1991 : Congrès international « Darwinisme et Société » à Paris. Publication sous ce titre aux Presses universitaires de France (1992). France, Espagne, Italie y étaient les nations les plus représentées. Il s'agissait, par l'analyse des textes, l'étude historique et la critique épistémologique, de produire un travail de synthèse sur l'histoire du « darwinisme social » et d'en montrer l'incompatibilité avec la logique de l'anthropologie proprement darwinienne.

     • 2e volet : 1996 : Publication aux PUF du Dictionnaire du darwinisme et de l'évolution, 3 vol., 5000 p., couronné par l'Académie des Sciences. L'ouvrage couvre l'histoire mondiale du darwinisme. Espagne, France et Italie demeurent, sur le plan rédactionnel, les nations les plus représentées. Pour la première fois dans notre histoire contemporaine, on note une très importante participation directe de la Russie. Considérable documentation anglaise et allemande. Collaborations cubaine, irlandaise, américaine, suisse, algérienne, japonaise.

     • 3e volet : 1997 : Congrès international « Pour Darwin », préludant à la création de l'Institut Charles Darwin International.







          


1997 a : Publication aux PUF de l'ouvrage Pour Darwin (1100 p.), fruit du Congrès. Réunissant des spécialistes de toutes les branches contemporaines de la biologie de l'évolution et des théoriciens des sciences biologiques et humaines, cette somme d'études spécialisées, soucieuse toutefois d'accessibilité, montre, contre une rumeur insistante de péremption, la vitalité plus que jamais sensible du grand cadre théorique darwinien dans des domaines aussi divers que l'anthropologie, la psychanalyse, l'éthologie, les sciences cognitives, la biochimie, la systématique phylogénétique, la paléo-anthropologie, la génétique des populations et la génétique du développement. L'ouvrage est destiné à servir de vade-mecum dans les débats contemporains autour de l'évolution. Contient la traduction commentée de deux opuscules de Darwin : l'Esquisse biographique d'un petit enfant et l'Essai posthume sur l'instinct.







          


1997 b : Publication de Darwin et le darwinisme (PUF, « Quadrige », 128 p.).







          


1998 : Publication de Darwin e il darwinismo, Rome, Editori Riuniti, 142 p.


• Détachement au CNRS (CR1, équipe REHSEIS) et création de l'Institut Charles Darwin International (voir plus loin).
• Lancement des principaux programmes de recherche de l'Institut (voir plus loin).







          


1999 : Publication, dans le cadre de l'Institut, du premier volume (t. 22) des Œuvres de Darwin en français (programme d'édition comprenant 35 volumes), La Filiation de l'Homme et la sélection liée au sexe, Paris, Syllepse, 826 p. Préface de Patrick Tort : « L'anthropologie inattendue de Charles Darwin ».







                                


2000 a : Réalisation de l'Exposition Darwin (46 panneaux), disponible dans la francophonie à  partir du printemps 2000. Sa logistique est assurée par l'ASTS (Association « Science Technologie Société », 19 , Place de l'Argonne, 75019 PARIS).


• Publication de plusieurs ouvrages sous l'égide de l'ICDI (voir plus loin).

• Préparation pour l'édition de deux autres volumes des Œuvres de Darwin  – De la variation des animaux et des plantes à l'état domestique et Première Esquisse de la théorie des espèces – (voir plus loin).







          


2000 b : Publication de Darwin et la science de l'évolution, Paris, Gallimard « Découvertes », 160 p. Éditions anglaise, américaine, japonaise, brésilienne et chinoise. De ce livre sera tiré le film documentaire de Valérie Winckler portant le même titre (voir plus loin).



Ci-dessous, cinq éditions étrangères du même ouvrage (américaine, anglaise, japonaise, brésilienne, chinoise) :




               







2000 c : Prix Philip Morris pour la Science (récompensant l'ensemble de l'œuvre d'histoire des sciences de Patrick Tort, et, nommément, la création de l'Analyse des complexes discursifs et l'œuvre darwinologique), décerné le 12 juillet 2000 au Sénat.

Sous l'égide du professeur Yves Coppens (Président du Comité de parrainage du Prix). Composition du Jury : Jean Audouze (Président du Jury), Henri Décamps, André Mariotti, Armand de Ricqlès et Daniel Roche.








2000 d : Publication de L'antropologia di Darwin, Rome, Il Manifesto, 176 p. Traduction de Guido Chiesura, géologue, correspondant italien de l'Institut Charles Darwin International.







          


2001 a : Publication de Para leer a Darwin, Madrid, Alianza Editorial, 128 p. Traduction du Professeur Chomin Cunchillos, biochimiste, correspondant espagnol de l'Institut Charles Darwin International.







          


2001 b : Publication de Charles Darwin, La Formation de la terre végétale par l'action des vers, avec des observations sur leurs habitudes, Paris, Syllepse, 200 p. Traduction d'Aurélien Berra, professeur de Lettres anciennes, membre de l'Institut Charles Darwin International, sous la direction de Patrick Tort. Préface de Patrick Tort, « Un regard vers la terre ». Volume XXVIII des Œuvres de Darwin.







          


2002 : Publication de Fabre. Le miroir aux insectes, Paris, Vuibert / Adapt, 352 p. Biographie rectifiée de Fabre et première critique scientifique de son œuvre de naturaliste. Ce livre renferme des documents inédits issus du fonds Legros de Montrichard.







          


2003 a : Publication de La seconde révolution darwinienne (Biologie évolutive et théorie de la civilisation), Paris, Kimé, 140 p. Mise au point sur l'anthropologie de Darwin et le concept d'effet réversif de l'évolution à  travers une série d'entretiens.







          


2004 : Publication de Darwin et la philosophie, Paris, Kimé, 78 p. Darwin était-il philosophe ?

       Sous l'apparence anodine de la question, un piège : celui qui invite à réduire, pour la discréditer, la théorie darwinienne au caprice d'une subjectivité raisonnante, à l'arbitraire incontrôlable d'une vision du monde, voire à  la tyrannie d'un système.
       Ce que fit Marx à  partir de 1862, après une brève période de vif acquiescement matérialiste, en réduisant Darwin à  Malthus et à Hobbes.
       Ce que firent après lui d'innombrables répétiteurs d'une leçon bien peu documentée qui assimilait la pensée darwinienne à  une application des dogmes triomphalistes portés par les classes dominantes de la société victorienne.
       Ce que font encore bon nombre d'idéologues préoccupés d'établir qu'à l'égal de Spencer, Darwin était un chantre des mérites de la philosophie politique libérale.
       Or Darwin s'intéressait à la philosophie. Comme à la religion, à la morale et à la politique. Mais non comme s'y intéresse un « philosophe ».
En six études précises, ce livre explique pourquoi.


Ci-dessous, l'édition italienne parue en 2006 :


          




          


2005  : En librairie le 10 juin : Darwin et le darwinisme (Paris, PUF, « Que sais-je ? », 128 p.).

       Partant de la vie et de l'œuvre de Darwin, et poursuivant l'étude de sa théorie jusqu'à ses développements les plus contemporains, ce livre montre que la théorie darwinienne de l'évolution des organismes, plus que jamais vivante et productive sur le plan scientifique, doit encore affronter d'un côté les dogmes créationnistes toujours renaissants, et de l'autre ses propres et interminables caricatures idéologiques.
       L'histoire du « darwinisme » est racontée ici à travers toutes les phases de l'élaboration par Darwin de la théorie de la descendance modifiée par le moyen de la sélection naturelle : premières intuitions lors de son voyage autour du monde, réflexion plus intense après le passage aux Galápagos, conviction intime après son retour en 1836, certitude installée enfin, et illustrée à partir de 1837 par une immense œuvre naturaliste dont L'Origine des espèces de 1859 est en quelque sorte le manifeste.
       Ce n'est qu'en 1871 que Darwin parlera de l'évolution de l'Homme et des sociétés humaines. Dans l'intervalle, Spencer et Galton auront eu le temps de s'approprier l'application « humaine » de la théorie sélective, le premier pour favoriser le « darwinisme social » (suivant lequel rien ne doit gêner la sélection naturelle dans l'élimination des sujets sociaux les moins aptes), le second pour promouvoir l'eugénisme (qui propose de compenser l'inefficacité de la sélection naturelle en milieu de civilisation par des mesures d'exclusion reproductive des faibles et des malades).
       Or Darwin, dans son grand livre sur La Filiation de l'Homme, s'oppose à ces deux applications déviantes de sa théorie, et explique que dans l'univers de la civilisation, la sélection naturelle n'est plus la force directrice de l'évolution, car, en sélectionnant conjointement le développement des instincts sociaux, des sentiments affectifs et de la rationalité, elle a engagé le devenir humain dans la voie d'une reconnaissance de l'autre et d'une morale qui condamnent toute forme d'élimination sélective.
       Ainsi, la sélection naturelle sélectionne la civilisation, qui s'oppose à la sélection naturelle.







2006 : Obtention du Prix de l'Union des Athées, remis le 4 juin. Conférence à Paris au 10-12, rue des Fossés St Jacques, sur le thème « Darwinisme et 'Dessein intelligent' ». Publication dans La Tribune des Athées : « Du rationalisme métaphysique au naturalisme athée : Descartes, Darwin ».










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TRAVAUX DE L'INSTITUT CHARLES DARWIN INTERNATIONAL

WWW.DARWINISME.ORG



GRANDES SYNTHÈSES, MANUELS, VULGARISATION

[liste succincte]




Parmi les travaux réalisés sous l'égide de l'ICDI, parus et à paraître, on signalera :




• Michel BOULARD, Métamorphoses et transformations animales, oblitérations évolutives, éditions Boubée, 2000. Préface de Maxime Lamotte. Postface de Michel Delsol.


• Michel BOULARD, Mimétisme. Usages biologiques du paraître, Collection des Travaux de l'ICDI. Préface de Patrick TORT « La fonction d'apparence ». En cours d'édition.


• Pierre FOURNIER, Manuel de l'évolution biologique. Cet ouvrage représente un travail qui s'étend sur huit années, et qui a grandi parallèlement au Dictionnaire du darwinisme et de l'évolution. La partie graphique est actuellement en cours de réalisation. Collection des Travaux de l'ICDI. Préface à venir de Patrick TORT. À paraître.


• Patrick TORT (conception et réalisation), Exposition Darwin en 46 panneaux. En circulation depuis l'an 2000. Exposition itinérante réalisée avec le concours technique et logistique de l'Association Science, Technologie, Société. Vernissage national le 18 avril 2000. Voir descriptif sur www.darwinisme.org.


• Guido CHIESURA, Charles Darwin geologo (La formazione del giovane Darwin. Docenti e mentori, il viaggio iniziatico tra vulcani e atolli. Le opere geologiche), Benevento, Hevelius Edizioni [Via A. Zazo, 6, Benevento, 2002. www.hevelius.it ; e-mail : info@hevelius.it], 2 vol., le second étant une anthologie, paru chez le même éditeur en 2004. Préface du 1er volume (paru en novembre 2002) par Patrick TORT, « Un testamento di pietra ». Réalisé par le géologue Guido Chiesura, de Rome, dans le cadre de l'ICDI, cet ouvrage, composé d'un essai et d'un choix de textes, est la première véritable introduction à l'œuvre géologique de Darwin, restituant enfin l'importance essentielle de cette discipline dans la formation de la pensée moderne de l'évolution. 207 pages. Illustrations.


• Patrick TORT (dir.), édition intégrale et savante des Œuvres de Darwin en français (35 volumes), voir descriptif sur www.darwinisme.org.


• Chomin CUNCHILLOS et Guillaume LECOINTRE, programme de recherches sur l'évolution du métabolisme cellulaire et la systématique phylogénétique, achevé. Publications internationales. Voir descriptif sur www.darwinisme.org.


FILM. Un film documentaire de 52 minutes sur la vie, l'œuvre et la théorie de Darwin a été réalisé pour TransEuropeFilms et Arte par Valérie Winckler, et diffusé sur Arte. Il a été réalisé d'après le livre de Patrick Tort Darwin et la science de l'évolution (éditions Gallimard, collection « Découvertes »), et en porte le titre. Conseiller scientifique : Patrick TORT. Ce film a fait l'objet d'une première projection au Muséum, et d'une seconde projection, après sa diffusion sur Arte, dans le cadre des activités du Service audiovisuel du MNHN.






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5. LISTE RÉCAPITULATIVE DES OUVRAGES PUBLIÉS


La liste qui suit ne mentionne ni les ouvrages didactiques et pédagogiques, ni les articles publiés dans la presse sur des questions d'actualité, ni la plupart des entretiens dans les revues de large diffusion, ni les conférences prononcées en France ou à l'étranger, ni les comptes rendus d'ouvrages scientifiques, ni les traductions. De nombreux articles scientifiques n'ont pu être recensés, les archives de l'Institut Darwin étant actuellement en cours de transfert. Elle comporte en revanche, dans sa partie annexe, les titres des articles et notices rédigés pour les dictionnaires et les encyclopédies (notamment la liste exhaustive des articles écrits et traduits pour le Dictionnaire du darwinisme et de l'évolution des Presses universitaires de France).







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LIVRES ORIGINAUX


• Physique de l'État (examen du Corps politique de Hobbes), Paris, Vrin, 1979, 72 p.

• Sciences humaines et philosophie en Afrique, Paris, Hatier, 1979, 400 p.

• L'Origine du Paradoxe sur le comédien. La partition intérieure, Paris, Vrin, 1980, 80 p.

• Évolutionnisme et linguistique, Paris, Vrin, 1980, 128 p.

• La Constellation de Thot (hiéroglyphe et histoire), Paris, Aubier, 1981, 160 p.

• La Pensée hiérarchique et l'évolution, Paris, Aubier, 1983, 560 p.

• Marx et le problème de l'idéologie, Paris, PUF, 1988, 150 p. (épuisé).

• Marx et le problème de l'idéologie, Édition augmentée, Paris, L'Harmattan, 2006, 150 p.
Postface de Bernadette Menu.

• La Raison classificatoire, Paris, Aubier, 1989, 572 p.

• L'Homme, cet inconnu ? Paris, Syllepse, 1992, 56 p. (avec L. Bonnafé).

• L'Animal écran (avec P. Lacoste et J.-A. Fieschi), Paris, Éditions du Centre Georges Pompidou, 1996, 96 p.

• Spencer et l'évolutionnisme philosophique, Paris, PUF, « Que sais-je ? », 1996, 128 p.

• Darwin et le darwinisme, Paris, PUF, « Quadrige », 1997, 128 p.

• L'Ordre et les monstres (Le débat sur l'origine des déviations anatomiques au XVIIIe siècle), Paris, Syllepse, 1998, 250 p. (réédition).

• Darwin e il darwinismo, Rome, Editori Riuniti, 1998, 142 p.

• Darwin et la science de l'évolution, Gallimard, « Découvertes », 2000, 160 p.

• Charles Darwin. The Scholar who changed Human History, Londres, Thames-Hudson, 2001, 160 p.

• Darwin and the Science of Evolution, New York, Abrams, 2001, 160 p.

• Para leer a Darwin, Madrid, Alianza, 2001, 128 p.

• La antropologia di Darwin, Rome, Il Manifesto, 2001, 142 p.

• Fabre. Le miroir aux insectes, Paris, Vuibert / Adapt, 2002, 352 p.

• La Seconde révolution darwinienne (Biologie évolutive et théorie de la civilisation), Paris, Kimé, 2002, 140 p.

• Darwin et la philosophie (Religion, morale, matérialisme), Paris, Kimé, 2004, 78 p.

• Darwin e la filosofia (Religione, morale, materialismo), Rome, Meltemi, 2006, 90 p.







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LIVRES EN PRÉPARATION


• Patrick TORT, Histoire du darwinisme en France au XXe siècle.

[Réalisation effective des 800 premières pages (sur un millier)].


Chrono-bibliographie analytique de toutes les publications françaises ayant un rapport direct ou médiat avec la théorie darwinienne entre 1900 et 2003. Il s'agit d'un livre de référence sur un sujet très peu exploré, destiné à  répondre d'une manière intégralement documentée à  la demande des chercheurs.
Cet ouvrage comporte un très grand nombre d'analyses de livres et d'articles. Son volume, de ce fait, est susceptible de dépasser la limite de mille pages imprimées fixée initialement.

Achèvement prévu pour 2008.




• Patrick TORT et Chomin CUNCHILLOS, préparation d'un ouvrage sur la théorie des unités de niveau d'intégration et les déterminations de la connaissance scientifique.


Cet ouvrage résulte des relations scientifiques établies à  partir de 1990, lors de l'élaboration du Dictionnaire du darwinisme et de l'évolution, entre Patrick Tort et le grand biochimiste espagnol Faustino Cordón (1909-1999), de Madrid. Il s'agit d'y étudier le modèle développé par Cordón pour penser ce que la biologie contemporaine désigne sous le terme d'émergence. Ce modèle est actuellement le seul à  permettre de comprendre et d'expliquer non seulement le passage entre les différents niveaux d'intégration biologiques, mais très probablement aussi l'articulation des différents niveaux d'intégration de la matière.







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DIRECTION ET RÉDACTION D'OUVRAGES COLLECTIFS


• Misère de la sociobiologie (dir.), Paris, PUF, 1985, 191 p.

• Darwinisme et société (dir.), Paris, PUF, 1992, 700 p. [Congrès international]

• Dictionnaire du darwinisme et de l'évolution (dir.), Paris, PUF, 1996, 3 vol., 5000 p. [Ouvrage couronné par l'Académie des Sciences]

• Pour Darwin (dir.), Paris, PUF, 1997, 1100 p. [Congrès international]

• Œuvres de Darwin en 35 volumes (direction scientifique et éditoriale, contrôle des traductions), Paris, Syllepse, premier volume publié : La Filiation de l'Homme et la sélection liée au sexe, précédée de Patrick TORT, « L'anthropologie inattendue de Charles Darwin », 1999, 826 p.

• Œuvres de Darwin en 35 volumes (direction scientifique et éditoriale, contrôle des traductions), Paris, Syllepse, deuxième volume publié : La Formation de la terre végétale par l'action des vers, précédée de Patrick TORT, « Un regard vers la terre », 2001, 200 p.

• Direction éditoriale de l'ensemble des travaux scientifiques publiés sous l'égide de l'Institut Charles Darwin International.






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ÉDITIONS SAVANTES AVEC INTRODUCTION CRITIQUE ET COMMENTAIRES


• Warburton, Essai sur les hiéroglyphes des Égyptiens. Édition savante, précédée de « Transfigurations : archéologie du symbolique », par Patrick Tort, Paris, Aubier, 1978, 416 p. + ill.

• Maupertuis, Vénus physique. Lettre sur le progrès des sciences, précédé de « L'ordre du corps », par Patrick Tort, Paris, Aubier, 1980, 176 p.

• A. et A. Schott, Contes roumains, traduits de l'allemand par D. Modigliani, et précédés de « La patience du désir. Programme d'une autre analyse des contes », par Patrick Tort, Paris, Maisonneuve et Larose, 1982, 330 p., carte.

• La Querelle des analogues (Cuvier / Geoffroy Saint-Hilaire), présentation générale par Patrick Tort, Plan de la Tour, Éditions d'Aujourd'hui, 1983, 304 p. (épuisé).

• Herbert Spencer, Autobiographie (naissance de l'évolutionnisme libéral), précédé de « Spencer et le système des sciences », Paris, PUF, 1987, 560 p.

• Charles Darwin, La Filiation de l'homme, précédé de Patrick Tort, « L'anthropologie inattendue de Charles Darwin », Paris, Syllepse, 1999, 826 p. Premier volume publié (tome 22) de l'intégrale des Œuvres de Darwin.

• Charles Darwin, La Formation de la terre végétale par l'action des vers de terre, avec des réflexions sur leurs habitudes, Paris, éditions Syllepse, 2001, 200 p. Précédé de Patrick Tort, « Un regard vers la terre ». Deuxième volume (tome 28) de l'intégrale des Œuvres de Darwin.

• Charles Darwin, Première Esquisse de la théorie des espèces - Essai de 1842 - , précédé de Patrick Tort, « Un manuscrit oublié » (à paraître).

• Charles Darwin, La Variation des animaux et des plantes à  l'état domestique, Paris, 1000 p. Précédé de Patrick Tort, « L'épistémologie implicite de Charles Darwin » (à paraître).






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CHAPITRES D'OUVRAGES COLLECTIFS [liste partielle]


• « Dialectique des signes chez Condillac », dans History of Linguistic Thought and Contemporary Linguistics, ed. by Hermann Parret, Berlin - New York, Walter De Gruyter, 1975.

• « Linguistique, périphérie et transformations », dans Les Dieux dans la cuisine (vingt ans de philosophie en France), Paris, Aubier, 1979.

• « Condillac, l'économie et les signes », dans Condillac et les problèmes du langage, Genève, Slatkine, 1982.

• « Avant-propos », dans Patrick Tort (dir.), Misère de la sociobiologie, Paris, PUF, 1985.

• « Darwin contre la sociobiologie », dans Patrick Tort (dir.), Misère de la sociobiologie, Paris, PUF, 1985.

• « La descendance de l'Homme et la sélection textuelle », dans Patrick Tort (dir.), Misère de la sociobiologie, Paris, PUF, 1985.

• « Modèles biologiques et idéologies sociales dans l'histoire des sociétés libérales », dans Patrick Tort (dir.), Misère de la sociobiologie, Paris, PUF, 1985.

• « Sur les ressorts psychosociologiques et rhétoriques du fascisme dans le discours sanitaire », dans Sida'venture (Sida, éthique, discriminations), Paris, Syllepse, 1989.

• « La folie et le droit. Essai sur l'atavisme des conflits », dans Les parents psychotiques et leurs enfants (Actes du Ve Cours international sur les techniques de soins en psychiatrie de secteur, Villeurbanne, 23-27 avril 1990), Santé mentale et communautés, 1991.

• « La seconde révolution darwinienne », dans Patrick Tort (dir.), Darwinisme et société, Paris, PUF, 1991.

• « L'effet réversif de l'évolution. Fondements de l'anthropologie darwinienne », dans Patrick Tort (dir.), Darwinisme et société, Paris, PUF, 1991.

• « Monstres et paradoxes », dans Passion des formes, Publications de l'École normale supérieure de Fontenay, 1995.

• « Résurgences, ou ce qu'il faut espérer d'un titre », dans Patrick Tort (dir.), Pour Darwin, Paris, PUF, 1997.

• « Darwin et la laïcisation du discours sur l'homme », dans Patrick Tort (dir.), Pour Darwin, Paris, PUF, 1997.

• « Présentation » de l'Esquisse biographique d'un petit enfant, de Charles Darwin, dans Patrick Tort (dir.), Pour Darwin, Paris, PUF, 1997.

• « Phylogénie du faillible. Notes introductives à  la théorie de l'instinct chez Darwin », dans Patrick Tort (dir.), Pour Darwin, Paris, PUF, 1997.

• « Faustino Cordón et l'unité dans la théorie biologique. Repères pour une biographie intellectuelle », dans Patrick Tort (dir.), Pour Darwin, Paris, PUF, 1997.

• « Modèles et stratégies d'une synthèse négative : l'anti-transformisme de Louis Vialleton », dans Patrick Tort (dir.), Pour Darwin, Paris, PUF, 1997.

• « Darwinisme social : la méprise », dans B. Cyrulnik (dir.), Si les lions pouvaient parler, Paris, Gallimard, 1999.

• « D'une interférence native : métaphore et métonymie dans la genèse de l'acte classificatoire », dans N. Charbonnel et G. Kleiber, La métaphore entre philosophie et rhétorique, Paris, PUF, 1999.

• « Sur le matérialisme darwinien en éthique : l'effet réversif de l'évolution ou l'exclusion disqualifiée », dans M. Prum (dir.), Exclure au nom de la race, Paris, Syllepse, 2000.

• « Fabre ou le regard arrêté », dans De l'homme et des insectes, Paris, Fondation Électricité de France / Somogy Éditions d'Art, 2003. Ouvrage réalisé à  l'occasion de l'Exposition Jean-Henri Fabre.

• « Le darwinisme en France au XXe siècle », chapitre de l'ouvrage consacré à  la réception de Darwin en Europe sous l'égide de l'Université de Tübingen, à  paraître.

• « L'irruption de la lucidité dans l'art », dans J.-P. Changeux (dir.), La Lumière au siècle des Lumières & aujourd'hui, Paris, Odile Jacob, 2005.

• « La position du visionnaire. Diderot, Darwin : quels rapports ? », dans J.-P. Changeux (dir.), La Lumière au siècle des Lumières & aujourd'hui, Paris, Odile Jacob, 2005.






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PRÉFACES


• « Un testamento di pietra », préface à l'ouvrage de Guido Chiesura, Charles Darwin Geologo, Rome, Hevelius Edizioni, 2003, vol. I, 208 p., p. 7-12.

• « La fonction d'apparence », préface à  l'ouvrage de Michel Boulard, Mimétisme : usages biologiques du paraître, éditions Boubée (en cours).






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ARTICLES DE REVUES SCIENTIFIQUES [liste partielle]


• « Masque, écriture, doublure », Poétique, n° 15, Seuil, 1973.

• « L'hypostase de la lettre », Digraphe, n° 2, Galilée, 1974.

• « Le rapport des langues », Digraphe, n° 4, Galilée, 1975.

• « La partition intérieure » (l'origine du Paradoxe sur le comédien), numéro spécial complet de la Revue d'Histoire du Théâtre, 1976-1.

• « L'histoire naturelle des langues », Romantisme, n° 25-26, Champion, 1979.

• « La logique du déviant (Isidore Geoffroy Saint-Hilaire et la classification des monstres) », Revue des sciences humaines, n° 188, Lille, 1982.

• « De la double racine du principe de classification », suivi de « Éléments pour un transcodage mathématique », par M. Misery, Journal de psychologie normale et pathologique, PUF, 1983, n° 3.

• « L'histoire naturelle du crime », Le Genre humain, Complexe, 1985.

• « Le paradoxe du spectateur », Quel corps ? 1985.

• « Histoire des sciences : la vérité sur Darwin. Entretien avec Patrick Tort », Nouvelles du Sud, éditions Silex, n° 1, août-septembre-octobre 1985, p. 43-57.

• « Le pretese scientifiche della nuova destra », Il Ponte (Florence), 1985, n° 4.

• « Introduction à  l'anthropologie darwinienne », L'Homme, n° 105, 1988.

• « Introducción a la antropologia darwiniana », Theoria (Madrid), 1988-1989, oct.-janv., n° 10.

• « De l'origine des espèces à  l'émergence de la civilisation », Raison présente, n° 92, 1989.

• « De l'étreinte à l'empreinte, ou la chasse à l'autre » (sur l'empreinte génétique), Science et technologie, n° 25, avril 1990.

• « Du biologique dans le social (une réfutation darwinienne de la sociobiologie) », REED (SRETIE-info), Bulletin du Service de la Recherche du Ministère de l'Environnement, déc. 1990.

• « Monstres », Vie sociale et traitement, n° 19, janv.-fév. 1991.

• « Le darwinisme dévoyé », Sciences et avenir, juin 1991.

• « Darwinisme social : la méprise », Les Cahiers de Science et vie, n° 6, déc. 1991.

• « Le pur et le dur », Autrement, série « Morales », n° 13, nov. 1993.

• « Nouveaux fondements pour une éthique évolutive », Diogène, n° 172, oct.-déc. 1995.

• « Sur le matérialisme darwinien en éthique. à propos de l'effet réversif de l'évolution », L'Inactuel, printemps 1996.

• « Le Dictionnaire du darwinisme, ou les raisons d'une encyclopédie », Gradhiva, printemps 1996.

• « Darwin lu et approuvé », Page 2, Lausanne, octobre 1996.

• « L'affaire Carrel : sur la question de l'eugénisme », Le Monde diplomatique du mois de juin 1998.

• « Darwin leido y aprovado », Viento Sur, été 1998.

• « De l'épistémologie à  l'anthropologie, et réciproquement » (entretien), Diogène, 1998.

• « Darwin et l'éthique du civilisé », Les Cahiers de la Torpille, n° 1, 1998.

• « Reflexiones sobre la historia y la teoria de la ciencia », Asclepio (Revista de Historia de la Medicina y de la Ciencia), Centro de Estudios Históricos, Consejo Superior de Investigaciones Cientificas, vol. LI, Madrid, 1999, p. 275-283.

• « Darwin y la laicización del discurso sobre el Hombre », Asclepio (numéro spécial sur l'évolution, Historias de la evolución, 2000), p. 51-80.

• « La double révolution darwinienne » [entretien liminaire], Sciences et Avenir, n° hors-série, avril-mai 2003, p. 10-13.

• « L'objection mathématico-probabiliste à la sélection naturelle », Sciences et Avenir, n° hors-série, avril-mai 2003, p. 25.

• « Le principe de divergence », Sciences et Avenir, n° hors-série, avril-mai 2003, p. 26-27.

• « Origine et nature de la vie : une intuition de Darwin », Sciences et Avenir, n° hors-série, avril-mai 2003, p. 66.

• « L'effet réversif de l'évolution », p. 52-55 de ce même numéro, est un essai d'explication élargie, sous la plume d'Yvon Quiniou, du concept sur lequel Patrick Tort fondé en 1983 la réinterprétation de l'anthropologie darwinienne dans son rapport avec la biologie évolutive.

• « Darwin, le chaînon manqué de Marx », Le Nouvel Observateur, n° hors-série « Karl Marx », octobre-novembre 2003, p. 60-64.

• « L'échec du créationnisme », Sciences et Avenir, n° hors-série, décembre 2003 - janvier 2004.

• « La généalogie darwinienne de la morale », Sciences et Avenir, n° hors-série, juin-juillet 2004.

• « Une idéologie parascientifique » (à propos de l'Intelligent Design), Le Nouvel Observateur, Hors-Série n° 61, décembre 2005-janvier 2006 (« La Bible contre Darwin »).

• « Science et idéologie : fragments d'entretiens avec Patrick Tort », Illusio, n° 3, automne 2006.

• « Paradoxe sur le spectateur », Illusio, n° 3, automne 2006.

• « Propagande religieuse et géopolitique - À propos de l'Atlas de la Création », Éduquer (revue de la Ligue de l'Enseignement et de l'Éducation permanente de Belgique), n° 59, Bruxelles, juin 2007.

• « L'effet réversif de l'évolution », Éduquer (revue de la Ligue de l'Enseignement et de l'Éducation permanente de Belgique), n° 59, Bruxelles, juin 2007.






ARTICLES PUBLIÉS OU EN COURS DE PUBLICATION NON REÇUS


• « El efecto reversivo de la evolución. Fundamentos de la antropologia darwiniana », Congreso de Darwinismo Hispano-americano, Rio de Janeiro, 1998, Actos.

• « Introducción a la antropologia darwiniana (Marx-Engels, Malthus, Spencer, Darwin) », Reunión sobre evolucionismo, marxismo y anarquismo, Madrid, octobre 1998, Actos.